Après avoir validé une Maîtrise en Droit, Économie, Gestion parcours Management International en France, j’ai pour ambition de me spécialiser dans le domaine du commerce électronique. Pour cela, mon choix s’est porté sur l’école HEC Montréal où je suis étudiant depuis maintenant un mois et demi.

HEC Montréal, c’est quoi ?

C’est une école de commerce, située à Montréal, la plus ancienne du Canada (fondée en 1907). Le sigle HEC signifie école des Hautes Études Commerciales, c’est d’ailleurs l’ancien nom de l’établissement. Elle est l’une des plus importante école de gestion d’Amérique du Nord et la première à avoir obtenu les trois accréditations internationales EQUIS (Europe), AACSB (États-Unis) et AMBA (Royaume-Uni). Il est important de le préciser, car sur les 13 670 écoles de commerce dans le monde, seulement 67 ont la triple accréditation (Source : Economist). HEC Montréal totalise environ 13 000 étudiants.

Hec Montréal CSC

Pourquoi avoir choisi cette école ?

Simplement, car c’était le meilleur choix que je pouvais faire, tant du point de vue qualitatif, financier que personnel.

Concernant la qualité, la notoriété de l’établissement n’est plus à démontrer, elle possède un réseau considérable et un enseignement des plus qualitatifs.

Financièrement, y étudier est très intéressant pour une personne de nationalité française, car grâce à une entente entre le Québec et la France, ces derniers payent les frais de scolarité comme les résidents québécois. Ceci était valable pour tous les programmes, mais depuis cet automne ça ne l’est plus que pour les programmes de deuxième et troisième cycle (Maîtrise-Doctorat).

Pour finir, personnellement, Montréal est une ville qui me tient à cœur. J’ai eu la chance de découvrir cette ville en 2011 lors d’un échange universitaire au CÉGEP Vanier, une expérience inoubliable !

Premières impressions… On commence par le positif :-)

— > Une organisation d’enfer ! Dès mon arrivée, un programme d’intégration très complet m’a été proposé. De « S’installer à Montréal », en passant par « Partez du bon pied à HEC », puis « Réussir mes études » mais aussi des visites, barbecue, pique-nique, de nombreux sujets ont été passés au crible afin de permettre aux nouveaux étudiants de rapidement s’intégrer à la ville et à l’école.

De plus, sur le portail « HEC en ligne », tu peux avoir accès en un coup d’œil à tout : emploi du temps, attestations, factures, notes, cours, services aux étudiants… Tout est centralisé, de façon claire et précise, rien n’est laissé au hasard. C’est de loin l’établissement scolaire qui a la meilleure organisation que j’ai pu fréquenter.

— > Les étudiants y sont cool ! De façon générale, tous les « anciens » ont été très accueillants, ouverts à la discussion, et prêts à répondre à toutes mes questions de néophyte.

— > Ça BOUGE sans cesse ! Une quantité infinie d’associations diverses et variées proposent sans arrêt des activités en tous genres : soirées, réseautage, conférences, sorties… S’ennuyer est tout juste impossible.

— > La modernité des locaux:  HEC Montréal est une école qui à les moyens, et ça se voit ! Les salles de cours sont de qualité et très bien équipées. Il n’est pas rare qu’une salle ait quatre ou cinq grands écrans plats sur les murs, mais aussi plusieurs vidéoprojecteurs. De plus, le WiFi est le plus rapide et le plus stable de tous les établissements scolaires que j’ai pu fréquenter. Plus de 80 Mb/s que ce soit en débit descendant ou montant, un régal.

Vitesse du wifi à HEC Montréal

520x310-2

520x310-3

520x310

image1005

 

— > Les cours sont axés sur la pratique et beaucoup de débats : comme la majorité des écoles nord-américaines. C’est aussi en grande partie pour cette raison que j’ai voulu terminer mes études ici. La mentalité, la vision du monde, et la façon de faire sont bien différentes de celles du vieux continent.

— > Les professeurs sont de qualité, globalement, très investis et présents pour nous aider. La grande différence avec ceux du vieux continents, et qu’ils sont plus accessibles, ils se comportent plus comme partenaires de la réussite de l’élève que « professeurs » supérieurs hiérarchiquement. Un exemple simple mais révélateur: on peut les tutoyer.

Mais

— > Un esprit de concurrence est très présent. Ceci parce que nous sommes notés par rapport aux autres (Notation littérale). En résumé, tu peux très bien avoir 80 % à un examen (16/20 en France), si la moyenne de la classe est de 90 % (18/20), une très mauvaise note te guète, voire même pire, tu peux facilement échouer un cours. Tout le monde donc, vise les meilleures notes possible et la réticence au partage est très palpable.

— > Les rattrapages à HEC, ça n’existe pas ! Tu peux avoir ebola, la syphilis ou que toute ta famille décède, si tu n’es pas présent le jour de l’examen, tu vas devoir tout simplement revenir l’année prochaine, et ça, c’est dur !

— > La cafétéria, c’est cher ! Finis les repas étudiants à 3 € au restaurant universitaire de France. Les prix pratiqués n’ont aucune réduction étudiante. Un repas complet (entrée, plat, dessert) va coûter aux alentours de 10 $ voire plus. Il est souvent moins cher de manger à l’extérieur du campus.

— > Les Québécois hors HEC qui apprennent que nous y étudions nous mettent parfois hâtivement dans une certaine « catégorie ». Comme c’est une école qui a une très bonne réputation dans la région, nous sommes rapidement catalogués comme « élite » mais aussi comme « vantards », et cela même sans l’être, ce qui n’est pas très agréable.

Pour conclure

Je suis pour l’instant très satisfait de cette nouvelle aventure, j’apprends tous les jours des tas de choses intéressantes, mais aussi, rencontre quotidiennement de nouvelles personnes. Cependant, nombreuses sont celles qui me préviennent : Tout va bien jusqu’à ce que l’hiver arrive et les températures descendent à -35°… Un bon manteau, et bonnes chaussures sont à prévoir 😀

Si vous avez apprécié cet article, n’hésitez pas à le commenter, partager, et à mettre un « j’aime » sur la page Facebook du site.